Le championnat de France de football de Ligue 1 est reparti pour une nouvelle saison. Après une Coupe du Monde plus ou moins réussie pour les parieurs, et une pause estivale bien méritée, nous revoilà prêts, avec l’ambition de progresser encore dans nos paris sportifs.
Mais qui dit nouvelle saison, dit nouvelles incertitudes. Quelles équipes vont nous faire gagner beaucoup d’argent cette année ?
Pour réussir à trouver de bons paris et de bonnes cotes sur lesquelles parier, nous l’avons déjà vu dans de précédents articles, nous n’allons pas miser sur les favoris ; Leurs cotes sont trop basses et leurs résultats pas aussi sûrs qu’il n’y paraît. Les favoris sont souvent surévalués.
Nous allons plutôt chercher des équipes sous-évalués. Cela nous permettra de miser sur de meilleurs cotes.
Pour cela, il faudrait déjà savoir à l’avance quelles sont les équipes qui vont performer.
Le mieux, dans ce début de saison, serait de savoir à quoi ressemblera le classement final à l’issue de la saison. Comment pourrions-nous trouver un moyen d’anticiper les progressions ou les reculs des équipes ?
Dans cet article, nous allons essayer de construire un classement prévisionnel. Pour cela, nous utiliserons une méthode basée sur des critères simples et transparents.
Avant de commencer, n’oublions pas qu’aucun résultat n’est jamais garanti à l’avance. L’analyse présentée est simplement une idée de méthode parmi tant d’autres partagée avec tous les lecteurs de Pari Rentable.
Cet article est le premier d’une série dans lequel nous analyserons 5 championnats européens : Ligue 1, Premier League, Liga, Serie A, Bundesliga.

Peut-on vraiment prédire le classement final de la Ligue 1 ?
Autant le dire tout de suite, la réponse est NON. Une prédiction parfaite est évidemment impossible. Si c’était le cas, les bookmakers auraient fait faillite bien avant que nous puissions devenir millionnaire.
Le football, encore plus que les autres sports, est beaucoup trop incertain. On ne peut jamais prévoir des blessures qui peuvent parfois changer le cour d’une saison. Les recrues que l’on croyait performantes sont parfois décevantes. Les entraîneurs sont parfois vite remplacés. Ce qu’on appelle la variance est énormément présente dans le football.
Mais la bonne nouvelle, c’est qu’une estimation cohérente est quand même possible. Pour réussir cela, nous allons identifier plusieurs critères mesurables. Vous verrez donc une méthode avec des hypothèses clairement choisis et annoncées, et donc bien-sur, les résultats seront à nuancer.
Comment est faite notre méthode de prédiction
1- Le classement précédent
Nous partons du classement final de la saison précédente avec le nombre de points de chaque équipe. Cela nous donne un niveau initial estimé. Les promus seront traités séparément. Nous calculons aussi le total général de points, cela nous servira pour la suite.

2- La continuité des effectifs
Tout d’abord, nous voulons nous baser uniquement sur les joueurs importants de chaque club dans le dernier championnat. Nous fixons donc un seuil de minimum 65 % de temps de jeu en championnat, soit 1990 minutes.
Dans cette liste, nous voyons qui est encore présent et qui est parti. Nous calculons alors le pourcentage de joueurs importants conservés par chaque club.
Un noyau stable de joueurs est favorisé, car les automatismes sont alors déjà installés et le collectif moins perturbé. Ce principe est sûrement imparfait, mais utile.
A partir du classement initial, nous allons donc attribuer un barème de continuité : neutre pour les équipes ayant gardé 75 % de leurs joueurs importants, un bonus pour celles ayant gardé 100 %, et un malus pour celles n’ayant gardé que 50 % ou moins.
3- La stabilité de l’entraîneur
L’entraîneur est également déterminant. S’il reste au club, le projet tactique est maintenu et les repères collectifs conservés. Le changement d’entraîneur est source d’incertitude. L’effet du changement sera intégré seulement modérément car il est difficilement mesurable en amont.
4- Les compétitions européennes
Nous allons comparer les clubs engagés en coupe d’Europe lors de la saison precedentee avec ceux qui la joueront cette saison.
Pourquoi ? Car le calendrier peut être allégé ou surchargé pour certaines équipes par rapport à la saison précédente, ce qui peut jouer sur la forme ou la fatigue, et donc avoir un impact dans les performances en championnat.
En revanche, certaines études ont montré que l’impact des compétitions européennes reste plus faible qu’on ne le pense.
Nous allons donc attribuer 3 points de plus aux clubs qui jouaient l’Europe mais ne la jouent plus (calendrier allégé), 3 points de moins pour un club qui ne jouait pas l’Europe mais y entre, et 0 lorsque la situation européenne reste inchangée.
5- La qualité du recrutement
Il est toujours difficile d’évaluer la qualité et l’adaptation des recrues à leur nouvelle équipe.
Nous allons juste analyser simplement le mercato de chaque équipe et attribuer un score compris entre -3 et +3 points :
+3 pour un excellent recrutement avec des recrues qui compensent les titulaires perdus, jusqu’à -3 points pour un mercato très faible ou une équipe fortement affaiblie.
Pour cela, nous allons prendre en compte le niveau de la saison précédente des recrues, le temps de jeu, le championnat d’origine, l’expérience, l’age et le potentiel, les besoins du club, etc.
6- Les équipes promues en Ligue 1
Nous utiliserons comme référence la moyenne des points obtenue par les promus lors des 3 dernières saisons. Nous ajouterons ou retireront à cela des points selon la continuité de leur effectif et la qualité des recrues potentielles.
7- Les premiers résultats
La saison est déjà commencée. Les points déjà obtenus sont donc définitivement acquis. Mais nous n’allons pas trop nous baser sur ce début de championnat car le nombre de matchs est encore très limité. Cela nous permet d’éviter un emballement trop rapide.
8- Les corrections à apporter
Nous devons faire attention à plusieurs points :
Les surperformances sont rarement durable (ex : Lens, petit budget, était redescendu plus bas au classement après sa dernière campagne de Ligue des Champions). Les sous-performances sont parfois corrigées l’année d’après (PSG non champion en 2017 et 2021 uniquement). Les progressions et les reculs extrêmes sont plafonnées (une équipe qui a déjà plus de 80 points pourra difficilement faire beaucoup mieux et une équipe avec très peu de points peu difficilement faire pire). Les corrections apportées rendent donc les résultats plus plausibles.
7- Réalisme historique et rééquilibrage
Nous allons ensuite rééquilibrer le nombre de points pour que le total des points de toutes les équipes soit égal à celui de l’année dernière, car si toutes les équipes progressent, toutes les équipes ne peuvent mécaniquement pas gagner plus de matchs, car elles jouent les unes contre les autres, les effets doivent donc s’annuler. Quand une équipe gagne, une autre perd. Donc, au final, leurs progrès se compensent.
Mais concrètement, tout cela nous dit quoi de la Ligue 1 2026-2027 ? Passons de la théorie à la pratique.
La continuité des équipes de Ligue 1
- PSG : Seulement 3 joueurs ont dépassé 65 % du temps de jeu en Ligue 1 en 25-26 (donc hors coupe d’Europe) : Zaire-Emery, Zabarnyi et Vitinha. Ils sont toujours présents. La rotation parisienne est importante, ce qui explique la présence de seulement trois joueurs dans nos critères.
- Lens : Continuité réduite. 4 départs importants : Sarr, Thomasson, Sangaré et Said.
- Lyon : noyau stable, 6 joueurs conservés sur 7 joueurs concernés par nos critères de temps de jeu.
- Marseille : Pertes majeures. 4 cadres partis : Rulli, Greenwood, Aubameyang et Balerdi.
Les équipes qui ont subit le moins de départs dans leurs joueurs cadres en Ligue 1 sont le PSG, le Paris FC et Le Mans.
En revanche, la continuité minimale est pour Marseille. Strasbourg est aussi fortement renouvelé. Auxerre et Le Havre se sont aussi affaiblis.
La situation européenne
Lens et Rennes entrent en Europe, leur calendrier se retrouve alourdi par rapport à l’an dernier. A l’inverse, Nice et Strasbourg ne sont plus européens et joueront donc moins de matchs.
Le PSG, Lille, Lyon, Marseille et Monaco restent européens, leur situation ne change pas.
La qualité des recrues
Les mercatos les plus réussis :
PSG : Akliouche, Ferran Torres, Gods et Digne compensent Barcola, Ramos et Lee, avec des joueurs habitués au haut niveau.
Lyon : Openda, Nakamura, Bidstrup, Duranville et Athekame apportent un vrai niveau, de la variété et du potentiel.
Rennes : Cresswell, Thomasson, Soumaré, Dia, Mayenda et Reynolds renforcent plusieurs lignes sans déstabiliser le noyau.
Paris FC : Sinayoko, Pagis, Zabi, Koleosho et Coppola renforcent nettement une équipe qui conserve déjà tout son noyau.
Le Mans : Diallo, Mafouta, Sidibé, Larouci, Torrente et Brahimi constituent un recrutement presque exceptionnel pour un promu.
Le Mercato le moins réussi (sur le papier) :
Marseille : Greenwood, Balerdi, Rulli et Aubameyang partent, pas de recrues.
Classement prévisionnel de la Ligue 1 2026-2027

Les principales progressions
- Paris FC, +5 places : noyau intégralement conservé et très bon recrutement, c’est la progression la plus cohérente du modèle.
- Rennes, +3 places : très forte continuité et un recrutement complet.
- Lyon, +2 places : 6 joueurs sur 7 restent, le recrutement est positif et le début de saison solide.
Les principaux reculs
- Lens, -10 points : seulement la moitié du noyau conservée et entrée en ligue des champions qui pourrait surcharger les organismes.
- Marseille, -4 places : départs importants qui n’ont pas été remplacés
- Le Havre et Auxerre pourraient être relégués : continuité faible et profond renouvellement.
Les projections les plus incertaines
- Lens : recrutement intéressant mais moitié du noyau partie, nouvel entraîneur et entrée en ligue des champions.
- Monaco : bon début de saison mais changement d’entraîneur et départ d’Akliouche.
- Strasbourg : énorme renouvellement, beaucoup de jeunes recrues et changement d’entraîneur.
- Marseille : profondeur théorique encore importante, mais reconstruction et pertes offensives majeures.
- Le Mans : recrutement remarquable, mais double montée en deux ans.
- Troyes : base collective solide, mais adaptation au niveau de la Ligue 1 encore incertaine.
Comment utiliser ce classement ?
Ce classement est seulement indicatif. La progression estimée ici a pour but de montrer le potentiel de chaque équipe au début de la saison. Mais les cotes de chaque match restent toujours déterminantes, et pour cela, une probabilité estimée personnellement est nécessaire. C’est à nous de comparer ensuite notre propre estimation avec celle de notre bookmaker.
Ce classement peut éventuellement nous aiguiller et nous aider à garder un cap tout au long de la saison. Mais n’oublions jamais que le risque est toujours présent ; Notre mise doit toujours être maîtrisée, et notre bankroll toujours protégée.
Les limites du modèle
Les blessures des joueurs restent impossibles pour nous à prévoir. Les suspensions, les changements d’entraîneurs, les recrues qui ne s’adaptent pas ou le calendrier sont beaucoup de facteurs qui peuvent influencer le déroulement de la saison.
La future dynamique des équipes est inconnue et la variance en football reste forte.
Le mercato d’hiver peut aussi changer la donne. Si vous le voulez, nous pourrons d’ailleurs faire une mise à jour début février.
Ce modèle a le mérite d’exister et de nous aiguiller, mais il reste forcément incomplet.
Conclusion
Ce modèle de prédiction nous donne un classement possible parmi plusieurs scénarios.
La méthode est transparente, mais perfectible : Partagez nous en commentaire les idées que vous avez à y apporter.
Dans ce classement, la continuité est fortement valorisée. Le mercato est évalué prudemment et les promus intégrés à partir de leur saison dans un niveau inférieur.
Le Paris FC paraît très attendu. Rennes sera potentiellement en progrès et Lyon également bien placé.
Lens semble être exposé au recul et Marseille reste imprévisible.
Finalement, aucun classement n’est certain, et c’est bien ce qui fait la beauté de ce sport.
Dans le prochain article, nous continuerons cette série prédiction avec le championnat le plus attendu : la Premier League.



